Mon confident bourriquet – Emilie Masson

« Il y a six ans maintenant, l’arrivée d’un enfant dans une vie, la prise de conscience de cet état d’amour inconditionnel inné …l’arrivée de ma fille Anna.

Maman photographe passionnée de l’univers de l’enfance et de la photographie d’enfants, j’ai souhaité faire vivre en images la complicité qui existe entre une enfant et son doudou. Cela pour faire prendre vie à cette peluche, immortaliser l’émotion du moment capté et vous faire vivre les images du quotidien que ces deux-là offrent à mes yeux jours après jours.

Je vous offre de la poésie et de la douceur à l’état pur … à l’état des yeux et du coeur d’une enfant… et de son bourriquet. Ce complice à qui on confie tout, qui nous protège de tout, qui nous raconte des histoires autant qu’on lui en raconte et qui garde tous nos secrets bien au chaud, car personne ne peut nous comprendre mieux que lui !!

Nous avons tous été un jour cet enfant avec une peluche, un doudou ou tout autre objet qui nous rassure et nous donne confiance, avec l’innocence, la naiveté qui est propre au statut d’un enfant.

Parler d’un début de processus de création dans mon cas ou dans cette série photographique qui vous est présentée aujourd’hui n’aurait pas de sens. Toutes ces images sont arrivées tellement naturellement et ont constitué d’elles-mêmes une « série ». J’ai commencé par figer une photo de ma fille et Bourriquet pour le faire part de naissance et a m’y attarder et reprendre toutes les images prises les jours, les semaines et les mois qui ont suivi, cette peluche est tjs sur un petit coin de papier glacée comme posée là par évidence.

Avec l’autonomie qu’Anna a prise en grandissant, elle a d’elle-même emmené cette peluche partout, elle lui fait vivre ses émotions, ses frustrations, ses rêves, ses vacances et ses contes de fées, je n’ai toujours été que l’outil qui toujours discrètement fige les images pour les proposer aux yeux du monde….

Petite j’ai été bercé par l’histoire d’Emilie Jolie (de par mon prénom), ses conversations avec le hérisson, l’autruche et même le caillou… Comment ne pas proposer à ma propre fille un monde à rêver, son monde imaginaire, ne pas lui offrir comme livre de chevet le Petit Prince de St Exupéry et lui raconter que lui rêve de mouton, de renard apprivoisé et que « L’essentiel est invisible pour les yeux », comme il est dit dans le livre. Que les yeux du cœur sont suffisants pour être heureux dans la vie. Je ne pense pas à la fin de mon projet, c’est sans doute un projet au long court… tant que ma fille me permettra de continuer à être l’observatrice et à vous proposer les images de ses yeux d’enfant à votre cœur d’adulte.

Je souhaite simplement et humblement que ces quelques clichés puissent nous transporter des années en arrière pour nous replonger dans ce que nous étions enfants, avec tous nos rêves, nos espoirs et nos amitiés imaginaires, le but de ces quelques images aura été alors rempli. Parce que dans la vie … il y a aussi la tendresse, la douceur, la complicité, et les yeux d’un enfant …

Jean-Jacques Rousseau disait que « Le monde de la réalité a ses limites ; le monde de l’imagination est lui sans frontières » alors Mesdames, Messieurs, prenez le temps de laisser votre regard d’enfants reprendre le dessus et rêver quelques instants. »

– Emilie Masson

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