Mujo – Lucie Linder

« Mujo » propose les prémisses d’une cohabitation artistique dont les univers déjà proches fusionnent encore davantage. Cette communion reliée à la série « Savage » déjà réalisée en amont questionne la place du corps au sein de la nature. « Sans doute est-il plus facile à un oriental qu’à un occidental

de s’imaginer être un autre. » C’est ce que fait pourtant Lucie Linder, en laissant sa place de photographe à un autre photo- graphe, Vincent Ducard avec qui va se former une collaboration complice autour de ses sculptures et de son corps. Une manière de lâcher prise, de rendre flou les frontières. L’artiste prends le risque de redéfinir les limites de sa propre réalité au risque de se perdre dans l’empathie des autres. « Chacun est personne, puisqu’il n’est jamais que la somme inconsistance de tous ses avatars. »

Il est difficile d’accepter l’impermanence dans une société où la médecine, l’évolution et la place de l’homme sont mondialisés. La mort reste un tabou. Le sentiment d’instabilité est pourtant omniprésent : travail précaire, amours consommables, psychologie schizophrène. A l’inverse, la croyance en la réincarnation est un bon exemple où l’identité personnelle est illusoire. »

– Lucie Linder

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